Journal de la sexologie

Gérer une situation de crise

L’IDI est un organisme de bienfaisance enregistré fondé le 1er mai 2003 à Québec au Canada. Cet institut est spécialisé dans le traitement des troubles d’anxiété et d’angoisse. Il offre des outils d’autotraitement aux personnes en situations de détresse ou de chocs post traumatiques. Le traitement et la formation peuvent être offerts en individuel ou en groupe. Dans les situations dramatiques touchant un plus grand nombre de personnes à la fois, le traitement et la formation en groupe sont à privilégier.

DIRECTIVES POUR GÉRER UNE SITUATION ÉPROUVANTE OU UN ÉVÉNEMENT TRAUMATISANT SANS AGGRAVER L’EFFET DE DESTRUCTION

Devant l’épreuve, le corps a tendance à bloquer. Un réflexe d’autodéfense se déclenche. Son but est de resserrer toutes les parties du corps pour en limiter l’espace et ainsi s’assurer d’une certaine protection.

Il est primordial de prendre conscience de cette réaction d’autodéfense et de dégager le corps de cet étau de préservation. La prolongation de cet état entraînera des conséquences néfastes.

Les étapes à suivre pour bien traiter l’effet d’un choc sont les suivantes :

  1. Prendre conscience des contractions qui limitent le fonctionnement des organes vitaux et empêchent une vascularisation adéquate des muscles.
  2. Débloquer le diaphragme pour libérer le choc émotionnel : provoquer les mouvements du diaphragme en bougeant les muscles abdominaux et en faisant des respirations abdominales profondes.
  3. Stimuler les deux hémisphères du cerveau pour activer le potentiel biopsychique. Assurer des mouvements de bilatéralité (tapping, marche…) accompagnés d’une respiration abdominale. Les exercices de plein air sont à privilégier.
  4. Nourrir le système nerveux central : diversifier les images cérébrales. Ne pas fixer la pensée, ni la vue sur l’événement troublant. Le cerveau a besoin de repos et surtout de contenu agréable et vivifiant.
  5. Consommer suffisamment d’eau : le corps est composé de 90% d’eau. Dans un état de choc la perte d’eau augmente et l’urgence de boire s’impose pour ne pas se déshydrater.
  6. Procurer à son corps une alimentation saine en évitant deux tendances déplorables :
    1. manger à l’excès des aliments nuisibles (mauvais gras, sucres, sel...)
    2. ne pas s’alimenter suffisamment.

L’alimentation a un rôle fondamental pour assurer le bon fonctionnement du corps et du psychique. En état de détresse, l’aliment choisi doit être nutritif, facile à assimiler et varié si possible. De plus la saveur alimentaire doit être agréable. Le cerveau se nourrit de sensations. Le plaisir engendre un réflexe de relaxation qui favorise un bien-être physique et psychique.

Il est très important de reconnaître les traumatismes, de s’habiliter à traiter ses malaises physiques et psychiques le plus tôt possible et d’en développer l’habitude. La personne peut avoir une tendance naturelle à la résilience ou elle peut adopter davantage l’attitude de se laisser envahir par la souffrance.

Tous aspirent à sortir vainqueurs de l’épreuve. Il s’agit donc de mieux connaître le fonctionnement du corps et du psychique et d’apprendre à actualiser la force d’autoguérison qui s’y révèle. Il est souhaitable d’outiller le plus grand nombre possible de personnes à gérer leurs difficultés et à récupérer leur bien-être.

 

MPSMarie-Paul Ross, M.A., Ph.D.

Sexologue clinicienne
Psychothérapeute et infirmière
Membre de l'association des sexologues du Québec
Membre de l'ordre des infirmières et infirmiers du Québec

 

La détresse sexuelle des jeunes

Enfin, le voile commence à se lever sur une réalité bouleversante. Depuis quelques années, les média nous permettent d’avoir accès à une petite portion de la pointe de l’iceberg en ce qui concerne la détresse sexuelle.

Traiter adéquatement ce sujet semble être une mission impossible. Heureusement, la clinique et la science sexologique nous apportent des pistes d’intervention que le public a besoin d’avoir.

Dernièrement, nous avons entendu : « Ma première pipe à 11 ans », « J’ai 12 ans et je pratique le fuck friend ». De plus en plus de jeunes s’adonnent à des concours de fellation ; la fille, encore utilisée comme objet de sexe, doit avaler pour être cool.

Lire la suite : La détresse sexuelle des jeunes

   

Une pandémie majeure est en cours

Le Ministre de la Santé a informé dernièrement la population qu’il pourrait y avoir une pandémie de grippe aviaire. Il faut donc y mettre les ressources humaines et financières pour la combattre. Pour certains, c’est une sécurité alors que pour d’autres c’est la peur. Et la peur crée la maladie. Cependant, il est souhaitable d’intervenir sans créer de panique.

Que faisons-nous à l’heure actuelle face à une pandémie sournoise qui affecte nos jeunes : une mort affective et un déséquilibre psychique qui rejoignent un nombre incalculable de nos adolescents ?

Lire la suite : Une pandémie majeure est en cours

   

Page 1 sur 5